
Et si la solidarité
commençait par une conversation ?
SOLID'ART Brussels rassemble des jeunes pour aller à la rencontre des personnes sans-abri, créer du lien et construire de nouvelles formes de solidarité.
Déjà plus de
27 jeunes engagés.
« Ces chiffres racontent ce que nous avons déjà réalisé. Ils ne racontent pas encore tout ce que nous voulons construire. »
La rue n'est
pas une identité.
Nous refusons de réduire une personne à son statut de sans-abri. Notre objectif est d'aller à sa rencontre avant de vouloir parler à sa place.
- Une histoire
- Des compétences
- Des rêves
- Une personnalité
- Des expériences
- Une dignité
Avant de chercher des solutions, nous avons voulu apprendre à écouter.
Savoir faire,
puis faire savoir.
Notre objectif de départ tenait en deux temps. D'abord apprendre aux membres de SOLID'ART à aborder les personnes sans-abri, à sensibiliser et à aider dans de bonnes conditions. Ensuite, faire savoir : travailler des compétences comme le montage vidéo, le cadrage ou la 3D pour porter ces rencontres au-delà du terrain, jusque dans le monde virtuel.
Nous avons commencé par sortir dans les rues de Bruxelles, à tâter le terrain tous ensemble en faisant le tour des stations de métro, pour nous faire une idée des personnes qui auraient besoin de notre aide.
Un site nous a immédiatement marqués : Tour & Taxis. De nombreuses tentes, des personnes qui dormaient dehors — et des discussions avec les personnes présentes qui ont durablement orienté notre manière de travailler.
Grâce au matériel acquis avec le soutien du Corps européen de solidarité, nous avons pu capturer ces moments pour les partager et inspirer d'autres jeunes à faire de même.
Pourquoi retrouver un emploi ne suffit pas.
Pour une personne vivant dans la rue, l'accès au marché du travail peut être bloqué par plusieurs difficultés qui se renforcent mutuellement. Ceci est notre observation de terrain — pas une vérité scientifique exhaustive.
Lorsque ces trois dimensions ne sont pas suffisamment stabilisées, retrouver un emploi durable peut devenir extrêmement difficile. Nous avons compris qu'un CV ne suffit pas lorsqu'une personne n'a pas encore les conditions nécessaires pour pouvoir reprendre une activité professionnelle.
Nous ne pouvons pas
tout faire seuls.
Nous sommes une petite structure portée par des jeunes. Nous avons réussi à créer du lien et à agir concrètement sur le terrain, mais nous avons aussi rencontré nos propres limites.
La réinsertion professionnelle nécessite un accompagnement spécialisé et de longue durée : accès aux droits, documents administratifs, logement, formation, recherche d'emploi et suivi dans la durée.
Nous ne voulons pas promettre ce que nous ne pouvons pas garantir. Notre rôle est de créer le premier lien, d'identifier les besoins et de construire des ponts vers les structures capables d'accompagner durablement les personnes.
Certaines de nos actions — comme le relooking — se sont révélées bien plus complexes à organiser que prévu. Nous avions anticipé cette réalité dès le départ en prévoyant des frais exceptionnels pour pouvoir les mener à bien.
Notre force n'est pas de tout faire.
C'est de créer le lien entre une personne qui a besoin d'aide et ceux qui peuvent réellement l'accompagner.
Des jeunes qui
apprennent en faisant.
27+ jeunes participent directement à la préparation des maraudes, la distribution, les discussions, la photographie, la vidéo, les interviews, la création de contenu, la sensibilisation, la réflexion sur les solutions, les formations et l'organisation du projet.
8 jeunes ont suivi une formation sur les compétences sociales avec Nastasia, de Diogenes — référence dans l'accompagnement des personnes sans-abri à Bruxelles — et ont reçu une certification de participation.
Notre projet cherche à créer un double impact : soutenir les personnes rencontrées et faire grandir les jeunes qui s'engagent.
8 grandes maraudes
réalisées.



Laisser les personnes raconter leur histoire.
Prendre soin
de soi.
Nos actions de coiffure visent à reprendre confiance, prendre soin de soi, retrouver une image positive, favoriser la dignité — et, parfois, se préparer à une candidature ou un entretien.




Relooking & vêtements
Se réapproprier
son image.
Nous avons collecté des vêtements auprès de particuliers volontaires, puis organisé une séance de relooking et de coiffure. Pour certaines personnes, cela a changé leur apparence du tout au tout. L'un d'eux, une fois relooké, est allé postuler dans un café.
Cette candidature nous a aussi montré à quel point l'accès à l'emploi reste bloqué en amont : sans adresse, même avec des papiers en règle, la porte reste souvent fermée.


Transformer une histoire
en opportunité.
À la demande de personnes rencontrées sur le terrain et devenues des amis, nous avons pris un local chez Capital vzw pour créer des CV : aide à la rédaction, photographie et préparation à la candidature.
Nous avons également constaté nos limites : nous ne sommes pas des experts de la réinsertion professionnelle. Nous voulons donc développer des partenariats avec les organismes compétents.
Écouter avant de
parler à leur place.

Sortir de la rue : comment ?
Filmée dans un local professionnel et disponible sur YouTube, cette interview retrace le parcours de Jonathan : les obstacles, les déclics, les aides reçues et ce qui lui a permis de retrouver une situation stable.
Une descente dans la rue.
Patrice raconte, avec énormément de respect pour son histoire, comment la maladie a précipité sa descente vers la rue : causes, difficultés, besoins, rêves et regard sur les institutions.
Six autres personnes ont accepté de partager leur histoire face caméra, avec la même exigence de respect et de consentement.
Une histoire que nous
n'avons pas pu terminer.
La CVB devait nous accompagner gratuitement en tant que coachs sur ce court-métrage. Après nous avoir donné leur accord, ils ont finalement choisi un autre projet et se sont retirés en cours de route.
Cette expérience nous a appris l'importance d'un accompagnement fiable, d'une organisation solide et de partenaires engagés sur la durée.
Nous avons décidé de reprendre ce projet plus tard, sans pression, une fois nos dix mois de mission terminés — en mentionnant toujours le Corps européen de solidarité dans les soutiens du court-métrage.
Raconter autrement.
Nos expérimentations de vidéos d'animation 3D destinées à sensibiliser au sans-abrisme.
Les jeunes peuvent aussi utiliser leurs compétences créatives pour donner une nouvelle visibilité aux problèmes sociaux.
Suivez notre aventure.
Maraudes
CoulissesUn impact qui se mesure
à deux niveaux.
Impact sur les personnes
- Personnes aidées 400+
- Repas distribués 100+
- Couvertures distribuées 100
- Casquettes distribuées 100
- CV réalisés 5
Notre impact ne se mesure pas uniquement en objets distribués. Il se mesure aussi dans les conversations, les rencontres et les liens créés.
Impact sur les jeunes
De la solidarité ponctuelle
à l'autonomie durable.
Nous ne prétendons pas avoir trouvé la solution au sans-abrisme. Nous avons commencé par aller à la rencontre des personnes, écouter leurs histoires et comprendre les difficultés auxquelles elles font face.
Notre prochaine étape est de construire un réseau permettant de transformer ce premier contact en accompagnement réel : documents, logement, formation, compétences, emploi et autonomie.
Nous ne voulons pas remplacer
les professionnels. Nous voulons travailler avec eux.
- Associations de sans-abri
- Travailleurs sociaux
- Missions locales
- Organismes d'insertion socioprofessionnelle
- Organismes de formation
- Services publics
- Entreprises
- Professionnels de l'image
- Coiffeurs
- Acteurs européens de la jeunesse
Corps européen de solidarité × BIJ
La dignité est prioritaire.
Nous n'utilisons jamais
- Photos humiliantes
- Personnes filmées sans consentement
- Gros plans voyeuristes
- Communication misérabiliste
- Personnes présentées uniquement comme des victimes
Une politique de consentement pour
- Photographies
- Interviews
- Vidéos
- Témoignages
Nous avons commencé par une rencontre.
Nous voulons construire un mouvement.
Une ambition : aller plus loin.